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Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la photographie s’est imposée comme un outil indispensable d'information, d'identité visuelle et de lien social.
À l’instar des artistes et des aristocrates qui l'utilisent pour diffuser leur image et façonner leur popularité, les politiciens comprennent son pouvoir de légitimation et de propagande. Ainsi le portrait devient un instrument central de la communication de l'État et du pouvoir. À l’échelle communale, les archives conservent des portraits officiels des présidents, parfois aussi des anciens maires et des conseils municipaux successifs.
Grâce à l’invention du procédé de reproduction photomécanique à la fin des années 1880, appelé similigravure, la photographie se généralise dans la presse, devenant alors un précieux vecteur de communication visuelle. Cependant, la technique reste coûteuse et il faudra attendre les années 1970 pour la voir apparaître dans les premiers bulletins municipaux.
La photographie documente l’action publique, mais donne aussi un visage aux acteurs locaux, à ses habitants. Ces portraits sont souvent arrivés dans les fonds publics grâce aux dons privés. C’est le cas des photographies d’associations locales ou encore des portraits de classe. Mais certains fonds communaux conservent aussi des collections de portraits officiels remarquables, pris lors des fêtes des mères, des noces d’or ou encore des remises de médailles du travail. Ces clichés célèbrent le mérite, la fidélité et l’engagement des citoyens.
Ultime présence du portrait photographique dans les fonds communaux, celle des cartes de prières funéraires, qui honorent la mémoire des défunts. Ces images sont aujourd’hui très recherchées des collectionneurs et des généalogistes.








