Justifier

La retraite ouvrière et paysanne est instituée en France le 5 avril 1910. La loi organise un système de retraite par capitalisation, d’abord obligatoire pour tous les salariés aux bas revenus, puis optionnel. Les travailleurs peuvent alors obtenir leur pension dès l’âge de 65 ans.

La carte d’identité délivrée pour le payement des pensions et retraites viagères, principalement émise en France entre les années 1920 et 1940, sert de justificatif d'identité spécifique pour permettre aux bénéficiaires de toucher leurs allocations de retraite. Celle d’Émile Spillebout, conservée dans le fonds de Pérenchies, date de 1922. Son bénéficiaire a alors 71 ans.

La carte sociale des économiquement faibles est instaurée par la loi 1091 du 2 aout 1949. Elle est attribuée aux personnes de plus de 65 ans ou aux inaptes au travail de plus 60 ans, qui n’ont pas de moyens de subsistance suffisants. Les bénéficiaires de cette carte obtenaient des réductions sur les consommations de gaz et d’électricité, des distributions de denrées alimentaires, mais également des exonérations de certains impôts. La majorité des bénéficiaires sont des femmes âgées qui n’ont parfois que peu travaillées et qui ne touchent pas de pension de « vieux travailleurs ». C’est par exemple le cas de Madame Lamblin, pensionnaire de l’hospice de Wambrechies.

Dans la France en reconstruction de l’après-guerre, la loi de 1949 entre dans une série de mesures visant à protéger de la misère les populations les plus fragiles, comme la loi sur la sécurité sociale de 1946 qui institue des couvertures médicales, des retraites pour tous les travailleurs, des allocations pour les familles, mais aussi une « allocation temporaire aux vieux ».

La carte nationale de priorité aux mères de familles a été créée en France le 18 juin 1941, sous le régime de Vichy. Cette carte est octroyée aux mères de plus de 4 enfants de moins de 16 ans, 3 enfants de moins de 14 ans ou 2 enfants de moins de 4 ans, mais aussi aux femmes enceintes, aux mères allaitantes et aux mères décorées de la médaille de la famille française. Elle permet à ses titulaires de passer en priorité dans les magasins de ravitaillement, dans les transports en commun et les administrations. Ce dispositif s’inscrit dans la politique nataliste souhaitée par l’État français.

La carte de priorité va perdurer après la guerre, notamment sous le terme de « carte de familles nombreuses ».

La Communauté Urbaine de Lille, gestionnaire des sociétés de transport en commun sur son périmètre, institue la gratuité des transports pour les personnes non imposables de plus de 65 ans. Pour obtenir cette carte de transports gratuits, les demandeurs doivent fournir photos d’identité et justificatif de ressources.

La commune de Bondues conserve dans ses fonds les bordereaux de demandes datant de 1973-1974, Pérenchies possède quant à elle quelques exemples de cartes de transport. 

Suivez-nous





© SIVOM Tous droits réservés