Honorer
Dans les archives tant administratives que privées, nous trouvons régulièrement de petites images pieuses mortuaires. Certaines s’ornent d’une gravure sainte, d’autres sont des canivets, mais la plupart sont agrémentées d’une photographie du défunt.
Les images pieuses se développent tout au long du XIXe siècle et sont diffusées comme des images-souvenirs. Aux alentours de 1860-1870, les familles aisées vont récupérer cette pratique pour leurs événements familiaux. Lors des grands évènements religieux privés tels que les baptêmes, communions, funérailles, des images pieuses personnalisées sont éditées. Cet usage va perdurer entre 1860 et 1950.
Pendant près d’un siècle, des images portant le nom, la date du décès et une prière étaient distribuées lors des obsèques. La présence du portrait sur les faire-part de décès va peu à peu se généraliser au début du XXe siècle, permettant de rendre un hommage personnalisé au défunt et de lui attribuer un visage pour la postérité.
Les cartes funéraires complètent les fonds communaux dès les années 1940. Ces images enrichissent les dossiers des membres de la communauté qui ont servi la patrie ou la commune, notamment des combattants morts pour la France, des maires et élus ou des prêtres.
À Quesnoy-sur-Deûle, le fonds privé Léontine Lebrun renferme les images mortuaires des membres de sa famille.




