IDENTIFIER
Les premières tentatives d’identification des personnes remontent à l’Antiquité pour des besoins fiscaux et militaires comme le recensement des contribuables et des soldats. L’identification est très rapidement vue par les états et sociétés naissantes comme un moyen de contrôle de la population. En 1781, le livret ouvrier est instauré pour éviter le vagabondage et limiter les mouvements des ouvriers. Avant l’apparition de la photographie, le signalement des individus est uniquement basé sur l’anthropométrie qui consiste en des descriptions physiques, telles que la taille, la couleur des yeux, la forme du nez...
Réservé dans un premier temps à l’identification judiciaire, le portrait photographique s’impose progressivement comme un outil de contrôle privilégié et généralisé des individus. Normé, pris de face, il complète, voire se substitue au signalement physique, et devient obligatoire sur la plupart des documents officiels. De la carte de visite photographique d’Eugène Disdéri en 1854 à la photo d’identité moderne prise dans les Photomaton à la fin des années 1920, le portrait a évolué. Il est aujourd’hui réglementé dès lors qu’il répond à un besoin administratif. Au lendemain de la Grande Guerre, l’usage de la photographie pour les besoins de l’administration ou l’obtention de papier d’identité se généralise, liant ainsi un visage à des droits (pension, réduction, aide sociale) ou à des autorisations (chasse, circulation).








