René Meauzoone

En 1976, un nouveau quartier voit le jour à Quesnoy-sur-Deûle : le quartier des Olympiades. La rue principale de ce lotissement est dénommée « rue de la Paix », tandis que les deux rues perpendiculaires adoptent les noms de deux figures locales victimes des dernières guerres : Michel Desrumeaux (militaire décédé en Algérie) et René Meauzoone.

Quesnoysien né en 1908, René Meauzoone est marié, père de deux enfants, membre actif de la philharmonie et travaille à Wambrechies. Rappelé sous les drapeaux en 1939, il est fait prisonnier comme bon nombre de soldats français lors de la campagne de 1940. 60% des mobilisés de Quesnoy-sur-Deûle ont été réquisitionnés durant les combats de mai-juin 1940, afin de travailler dans les usines ou les fermes allemandes.

De nombreux documents d’archives illustrent la vie des prisonniers de guerre en Allemagne. Ils manquaient de tout et étaient secourus par leur famille restée en France. La ville tenait des listes des besoins en vêtements et chaussures pour chaque prisonnier. Certains d’entre eux ont pu rentrer dans leurs foyers, car remplacés par des volontaires ou des requis du STO, mais ce n’est pas le cas de René Meauzoone qui restera captif en Allemagne durant cinq ans. Affecté au travail de la ferme en janvier 1945, il est victime d’un coup de sabot de cheval qui lui sera fatal. Son décès en captivité lui donne le statut de « Mort pour la France ».

En 1949, son corps est rapatrié et inhumé à Quesnoy.  À cette occasion, un défilé honorifique est organisé par la municipalité.

Carte du Comité local d’assistance aux prisonniers de guerre en captivité au nom de René Meauzoone, s.d. Archives municipales de Quesnoy-sur-Deûle – 4QSD_H200
Ordre du cortège des funérailles de René Meauzoone, 14 mai 1949. Archives municipales de Quesnoy-sur-Deûle – 9QSD_W9
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