Maquis de Vendresse
Le chantier forestier de Vendresse, situé dans les Ardennes, est créé en 1942 par les Mines de Lens. Sous couvert d’exploiter du bois de mine, il sert de refuge à de nombreux jeunes travailleurs de la région en leur évitant le travail forcé en Allemagne.
Envoyé au printemps 1943 par le directeur des établissements Agache, Henri-Claude Tardif y organise la Résistance : fabrication de faux papiers, cache d’armes, coordination de sabotages et de parachutages. Mais le 20 septembre 1943, deux agents-doubles alsaciens infiltrés dénoncent le groupe. Une rafle est lancée : plusieurs résistants sont arrêtés, déportés, certains ne reviendront pas des camps, tels Pierre Escalon ou Jean-Claude Dauphin.
Aujourd’hui, le maquis de Vendresse reste un lieu de mémoire, symbole du courage et du prix payé pour la liberté.
En 2004, dans le cadre du 60e anniversaire de la Libération, la ville de Pérenchies inaugure la rue du Maquis de Vendresse. Cette dernière rend hommage à tous les travailleurs pérenchinois envoyés là-bas par la filature Agache, afin de leur éviter le Service du travail obligatoire (STO).










