Martyrs de la Résistance
L'expression « Martyrs de la Résistance » désigne les femmes et les hommes qui ont perdu la vie en France en raison de leur engagement dans la Résistance contre l’occupant allemand et le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces personnes, membres de mouvements organisés ou simples citoyens engagés ponctuellement, ont souvent été arrêtées, déportées ou exécutées à cause de leurs activités clandestines.
Le terme de « martyrs » a été largement utilisé après la guerre pour qualifier ces morts, parfois sans que les faits précis soient connus. Il témoigne de la volonté collective d’honorer toutes les victimes présumées de la répression.
Les formes de Résistance ont été très diverses : propagande, renseignement, aide aux fugitifs, sabotage, voire combat armé. Les parcours individuels souvent irréguliers, complexes, ne répondent pas toujours à l’image idéalisée véhiculée après 1945.
Pour autant, ces morts ont progressivement été intégrés à la mémoire nationale dans une dynamique de reconstruction et d’unité, contribuant à forger l’identité de la France d’après-guerre.
Après la guerre, certaines communes de l’Alliance Nord-Ouest décident de nommer l’une de leur rue « Martyrs de la Résistance », ou parfois simplement « Rue de la Résistance », en hommage à ces femmes et ces hommes.
Les villes de Marquette-lez-Lille et Wambrechies prennent cette décision aux lendemains de la guerre, en 1946, tandis que la ville de Saint-André-lez-Lille le fait 10 ans plus tard.
La commune de Lambersart, quant à elle, nomme une rue des Martyrs de la Résistance à la fin de la guerre, mais cela ne l’empêche pas d’honorer bons nombres de résistants par des rues individuelles.
Une rue des Résistants est également créée à Pérenchies dans les années 1990.









