Jean-Baptiste Lebas

Jean-Baptiste Lebas, né en 1878 à Roubaix, est élu maire de sa ville natale à partir de 1912. Pendant la Première Guerre mondiale, il résiste à l’occupation allemande et est fait prisonnier. En 1936, il devient ministre du gouvernement Léon Blum.

Dès le début de l’Occupation allemande en 1940, il s’engage à nouveau dans la Résistance en organisant le Comité d’action socialiste du Nord et en réunissant autour de lui de nombreux militants socialistes. Il fonde le journal clandestin L’Homme libre et prend part à l’accueil, l’aide et la dissimulation de soldats alliés ou de résistants. Le 21 mai 1941, la Gestapo l’arrête à son domicile, ainsi que son fils et sa nièce, eux aussi impliqués. Détenu dans plusieurs prisons en France, Belgique et Allemagne, il est condamné à trois ans de travaux forcés lors d’un procès à Berlin en avril 1942. Envoyé au camp de Sonnenburg, il subit des conditions extrêmement pénibles, travaille de longues heures dans une ficellerie et meurt le 10 mars 1944, vraisemblablement en raison de l’épuisement et des mauvais traitements subis.

Son parcours fait de lui une des grandes figures socialistes de la Résistance, dont la mémoire est honorée à Roubaix et au niveau national. De nombreuses communes du Nord, notamment Lambersart ou Pérenchies, ont subventionné le mémorial érigé en son honneur à Roubaix, tandis que Bondues a choisi de dénommer « Jean Lebas » l’ancien chemin du gravier de Mouvaux en juin 1946.

Registre aux délibérations du conseil municipal de Bondues, 8 juin 1946. Archives municipales de Bondues - 2040BON_W11
Lettre du Comité d’érection du monument Jean Lebas, Roubaix, 24 octobre 1945. Archives municipales de Pérenchies - 2PER_L15
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