Lucien et Emile Lalau . Henri Peters

En 1944, les chefs du groupement « Libération » de Marquette-lez-Lille demandent à la délégation municipale de donner le nom de grands résistants à des rues de la commune. La délégation municipale confie à la commission travaux le soin d’étudier la question. Après avis favorable, le choix est fait de débaptiser la rue de l’épinette, afin de lui donner le nom d’Henri Peters. La rue Saint Roch prend quant à elle le nom de Lalau.

Henri Peters est né le 5 juin 1914 à Marquette. Mobilisé en 1939, il a la chance de ne pas être fait prisonnier par les Allemands lors de la campagne de mai 1940. Il refuse néanmoins l’Occupation, devient un Résistant de la première heure et s’engage dans un groupement local. Dans la nuit du 24 au 25 aout 1941, il va assassiner deux officiers aviateurs (proximité de l’aérodrome de Bondues oblige). La même semaine deux autres officiers sont assassinés à Lille. Les Allemands recherchent activement ceux qu’ils qualifient de « terroristes ». Des affiches sont placardées dans toutes les localités voisines appelant la population locale à dénoncer ces criminels. Henri Peters est finalement pris et déféré à Bruxelles, où il passe devant un tribunal militaire. Il est condamné à mort et fusillé le 21 janvier 1942 à Scharbeek. Le journal de 1941 le qualifie de « lâche assassin », tandis qu’en 1944, c’est lui qui a été « lâchement assassiné par les Allemands ».

Les frères Lalau sont trois membres d’une même famille : Emile et Arthur, deux frères, et Lucien, le fils d’Arthur. Portés volontaires pour rejoindre les FFI, ils partent le 2 septembre 1944 avec quelques camarades vers le fort du Vert Galant de Wambrechies à la rencontre d’une patrouille Allemande souhaitant se rendre. Pris dans ce qui n’est en fait qu’un guet-apens, Arthur est tué dans les échanges de tir, son fils est blessé et évacué vers une ferme voisine pour y être soigné, mais il est rattrapé par les Allemands qui l’achèvent. Quant à Emile, il s’enfuit vers Quesnoy, mais les soldats Allemands le rattrapent et l’exécutent avec deux de ses camarades au bord de la Deûle. Son corps, jeté dans le canal, est repêché le lendemain.

Les trois Lalau sont inhumés en grande pompe le vendredi 8 septembre à Marquette.

Appel à la population diffusé le 28 août 1941. Archives municipales de Pérenchies - 4PER_H106
Article de presse extrait du Grand écho du Nord, 14 novembre 1941. Gallica
Discours d’inauguration des rues Lalau et Henri Peters. Archives municipales de Marquette-lez-Lille - 1MAR_O6
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