Abbé Bonpain
René Bonpain, plus connu sous le nom d’abbé Bonpain, est né en 1908 à Dunkerque. Ordonné prêtre en 1933, il devient vicaire à Rosendaël, un quartier de sa ville natale. Très proche de ses paroissiens, il s’engage dans la Résistance dès les premiers mois de l’Occupation et rejoint les réseaux Zéro-France et Alliance, spécialisés dans le renseignement militaire et le sabotage.
L’abbé transmet des informations en utilisant un ingénieux système de malle à double fond surnommée « Paulinette », camouflée dans des convois de charbon à destination de Toulouse ou La Rochelle. Il aide également de nombreux jeunes à échapper au Service du travail obligatoire (STO) en les exfiltrant vers la zone libre ou en leur procurant de faux papiers.
Discret mais très actif, il coordonne ses actions avec d’autres résistants, notamment Louis Herbeaux, formant un groupe soudé et déterminé à lutter contre l’occupant. Même lorsque son réseau commence à être démantelé, il refuse de fuir pour ne pas compromettre d’autres camarades.
Arrêté par les Allemands en novembre 1942, il est emprisonné à Loos, condamné à mort et fusillé le 30 mars 1943 au fort de Bondues avec ses compagnons. En septembre 1944, dans les décombres du fort, sont retrouvées les tombes de 68 fusillés, dont celle de l’abbé Bonpain.
Le 5 juin 1945, le Conseil municipal de Bondues propose de donner à la place située entre la mairie et le parvis de l’église le nom du Général de Gaulle. Cependant, un groupe de citoyens demande aux élus d’opter plutôt pour le nom de l’abbé Bonpain, héros local et catholique de la Résistance. C’est chose faite le 17 juin 1946.









