Lucie Aubrac . Anne Frank . Suzanne Lannoy-Blin

Pendant longtemps, les résistantes de la Seconde Guerre mondiale ont été marginalisées dans les récits officiels. Agentes de liaison, informatrices, hébergeuses de résistants ou encore dirigeantes de réseaux, elles ont pourtant eu un rôle essentiel et été nombreuses à être arrêtées, torturées, déportées, voire exécutées.
Cause première de cet effacement : les mentalités, qui valorisaient avant tout les hommes combattants et reléguaient les femmes à des rôles secondaires. Ce n’est qu’à partir des années 1970 que l’histoire de ces « héroïnes invisibles » commence à être reconnue.
Aujourd’hui, des initiatives cherchent à mieux valoriser leur mémoire et à leur rendre l’hommage qu’elles méritent.

En 1992, la ville de Saint-André-lez-Lille fait le choix de donner le nom d’héroïnes de la guerre à un nouveau quartier. Une des deux rues devient Suzanne Lannoy-Blin, tandis que l’autre prend le nom d’Anne Frank.
Jeune fille juive allemande, Anne Frank se réfugie avec sa famille aux Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale. Cachée pour échapper aux nazis, elle écrit un journal poignant devenu mondialement célèbre. Arrêtée en 1944, elle meurt en déportation en 1945, à l'âge de 15 ans. Son témoignage est un symbole fort de la Shoah.

Suzanne Lannoy-Blin est, quant à elle, institutrice à Douai. Communiste, elle entre en résistante avec son mari dès le début de la guerre et participe activement à la propagande antinazie par le biais de la rédaction et de la distribution de tracts. Elle est arrêtée et torturée en mars 1944, puis succombe à ses blessures sans avoir livré les noms de ses camarades. Dès la fin de la guerre, Lambersart honore sa mémoire en donnant son nom à l’école maternelle du quartier de Canteleu.

En 2009, la ville de Quesnoy-sur-Deûle inaugure une rue Lucie Aubrac, décédée peu de temps auparavant. Grande figure de la Résistance française, elle est la cofondatrice du mouvement Libération-Sud. Elle mène des actions de propagande et participe à diverses opérations, notamment l’évasion de son mari Raymond, arrêté par la Gestapo en 1943. Réfugiée à Londres en 1944, elle poursuit son engagement après la guerre en transmettant la mémoire de la Résistance et les valeurs de liberté et de justice.

Plan de masse de la ZAC Village en Flandre à Saint-André-lez-Lille, 1991. Archives municipales de Saint-André-lez-Lille - 40STA_W13
Délibération du conseil municipal de Quesnoy-sur-Deûle, séance du 15 juin 2009. Archives municipales de Quesnoy-sur-Deûle – 112QSD_W3
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